Manuel

Manuel

Steel Coffeeshop est avant tout un lieu de rencontre entre passionnés de vélo et Manuel en fait parti. Il est venu chez Steel un après-midi de Tour de France et nous en avons profité pour lui poser quelques questions.

D’où viens-tu et comment as-tu connu Steel ?

« Je viens de Stuttgart, en Allemagne. Un ami, qui travaille pour Rapha, m’a recommandé cet endroit. Et j’aime les vélos acier, donc ça tombe bien (rires).

Tu viens souvent en France ? Tu es là pour les vacances ?

« Je suis venu plusieurs fois oui, pour les classiques de printemps par exemple cette année. C’était dur… Maintenant, je suis en vacances. Ce soir, je pars suivre le Tour à Toulouse, Andorre, puis au Mont Ventoux. C’est un voyage organisé, avec des rides. Je vais d’ailleurs monter trois fois le Mont Ventoux en un jour. »

Peux-tu nous parler de ton vélo ?

« J’aime les vélos classiques, en acier, sans sloping. C’est un Columbus XCr de la marque Festka en acier inoxydable, un vélo confortable mais aussi rapide. Parfois, des vélos sont confortables mais lents. C’est plus fun pour moi qui aime la descente. J’ai déjà roulé avec des Canyon, Specialized en carbone mais ce sont des vélos trop réactifs, trop maniables. On ne se sent pas en sécurité dessus. Alors qu’avec mon vélo, on se sent toujours safe et on peut rouler partout : gravel, montagne.. J’ai beaucoup fait de montagne et ça monte bien. J’ai par exemple fait l’Alpe d’huez l’an dernier, le col du Glandon aussi. C’était fou. J’étais là pour la victoire de Thibault Pinot. Ce qui est impressionnant en montagne quand on voit passer le Tour, c’est quand on voit la tête des coureurs. Il y en a qui sont pas bien, qui vont presque tomber de leur vélo, et d’autres qui pédalent tranquillement sans faire trop d’effort. C’est fou ».

Tu travailles dans le domaine du vélo ?

« Non, je suis ingénieur pour une entreprise d’électroménager. J’aurais bien aimé travailler dans le vélo, mais je préfère que ça reste une passion, un hobby. J’ai fait des études d’ingénieurs donc je pense que je pourrais trouver un travail dans le vélo. Peut-être un jour, plus tard. Pourquoi pas ouvrir un café comme ici ! »

Un petit mot sur le Tour comme tu vas aller le voir. Qu’est-ce que tu penses du cyclisme allemand actuellement ?

« J’aime ce que les coureurs allemands font en ce moment après avoir été banni des médias pendant quelques années. Le vélo a été sali en Allemagne avec toutes les affaires de dopage. Le Tour n’a par exemple pas été diffusé pendant quelques années. Kittel, Greipel, Degenkolb utilisent bien les réseaux sociaux pour essayer de redonner envie aux Allemands d’aimer le vélo. Ils se battent aussi pour un cyclisme propre, pour plus de contrôle, et j’aime beaucoup ça. J’aime bien Simon Geschke aussi, j’aime bien la manière avec laquelle il a gagné une étape l’an dernier sur le Tour. Je les ai rencontré et ils sont vraiment sympa, ils ne se prennent pas pour des gens au dessus. »

On attend un bon grimpeur en Allemagne aussi, capable de gagner le Tour. Qu’en penses-tu ?

« Il y a un jeune, Buchman, qui a été champion d’Allemagne l’an dernier. C’est un bon grimpeur. Il a fait troisième sur une étape du Tour l’an dernier mais c’est vrai qu’il est encore jeune, il a besoin de temps pour grandir ».

Pour toi, qui va gagner cette année ?

« Nairo Quintana est fort et il a l’air sympa. Il a l’air mieux sur son vélo que Froome qui lui a une position bizarre. Mais n’écris pas ça (rires). Après, Froome a une équipe très forte, c’est peut-être ça qui va le faire gagner. Je n’ai jamais été un supporter de l’équipe Sky et j’aime pas vraiment Froome donc je mise sur Quintana. »