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Tiré du mag | Interview de Stefan Schott de 8bar

À l’occasion de la Berlin Bicycle Week, nous avons rendu visite à nos amis d’8bar, installés dans le quartier bohème de Kreuzberg et présents sur le salon Fahrradschau pour exposer leurs derniers modèles. Marque berlinoise d’abord spécialisée dans les vélos urbains (fixie, singlespeed), 8bar se distingue par l’importance accordée à la personnalisation lors de l’achat de sa monture. Stefan Schott, ancien ingénieur et fondateur d’8bar, nous relate les origines du projet et ses différentes pistes quant à l’avenir du marché du cycle.

Comment pourrais-tu décrire la philosophie derrière 8bar ?

« 8bar n’est pas une marque de fixie supplémentaire. Nous développons des vélos uniques, fruits d’une collaboration étroite entre notre équipe et le futur propriétaire. Notre modèle est simple : nous apportons des pièces de grande qualité, en plusieurs déclinaisons. Ensuite, le client, comme collaborateur, prend les commandes pour le look et le choix des composants. Enfin, 8bar s’occupe de tous les détails pour construire le vélo complet. Le produit fini révèle ainsi la personnalité du cycliste derrière le projet. »

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À quand pourrais-tu retracer les origines de ton projet ? As-tu un héritage particulier qui favorisait ton entrée sur le marché du cycle ?

« J’ai toujours eu l’habitude de personnaliser mes vélos lorsque j’étais plus jeune. J’avais la chance d’être soutenu par mon père, qui travaillait comme gérant d’une petite boutique de vélo, dans laquelle je pouvais m’approvisionner en pièces détachées. J’ai pratiqué le vélo de route pendant cinq ans lorsque j’étais adolescent mais je n’irais pas jusqu’à dire qu’une carrière pro m’attendait ! J’ai également arrêté le cyclisme pendant quelque temps car j’étais plutôt proche du milieu skateur et snowboard. Un grave accident de snow m’a ensuite amené à remonter sur mon vélo, afin de donner du tonus à mes genoux ! Quand la mode du “fixie” a vraiment décollé, je m’en suis construit un à partir d’un vélo de route converti. Peu de temps après, un ami m’a demandé si je pouvais lui en concevoir un, car il souhaitait un vélo qui lui ressemblait, mais n’avait pas les compétences mécaniques pour en bâtir un lui-même. L’ébauche du business model d’8bar était née ! »

Comment as-tu concrétisé ton projet par la suite ? Que distingue 8bar par rapport à d’autres fabricants ?

« Dès le départ, il me semblait clair que les clients devaient avoir accès à un showroom pour tester les vélos, comparer les cadres et poser leurs questions à l’équipe d’8bar. Nous ne voulions pas devenir une énième marque fleurissant sur Internet, qui ne possède que très rarement son identité propre. Nous développons nous-mêmes l’ensemble de nos cadres. La place accordée aux événements sportifs, aux courses ou nos films de voyage font partie intégrante du projet 8bar. L’équipe 8bar est petite mais efficace ! Nous sommes actuellement cinq employés à temps complet et nous accueillons également trois personnes en freelance. Tous les produits 8bar sont le fruit d’une longue quête vers plus de qualité et un design irréprochable, où le nom de la marque reste discret. Les cadres et les pièces sont dessinées en Allemagne et développées par notre équipe. Pour ne rien vous cacher, nous sommes les premiers clients de nos nouveaux cadres car chaque membre de l’équipe prend part aux ajustements et aux tests en conditions. »

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Tous vos cadres portent le nom de quartiers berlinois : Kreuzberg, Friedrichshain, Teufelsberg… De quelles manières la capitale vous inspire-t-elle ?

« Les cadres ont un lien charnel avec chaque quartier. Si c’est un quartier mouvementé, parfois brutal, il faut concevoir un vélo qui témoigne de cette ambiance, comme par exemple Neukölln, réputé pour sa vie nocturne très agitée et semée d’embûches. Les clients doivent associer 8bar à Berlin car l’identité de la marque puise dans l’environnement urbain de la capitale. »

La suite de l’interview est à découvrir dans le numéro 14 de Steel magazine.