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Yolo Pro Cycling Club, du fixe au wear en passant par le PCR

Comme son nom l’indique, Yolo Pro Cycling Club est une marque de sa génération, et non ce n’est pas une blague. Lancée officiellement hier par trois Poitevins exilés à Paris, la marque se revendique comme un produit dérivé de la communauté du Paris Chill Racing (PCR). Pour les trois adeptes du pignon fixe à l’origine du design psychédélique du premier kit YPBC, il est important de souligner cette connexion avec le collectif et la communauté du pignon fixe.

Les références au PCR abondent d’ailleurs sur le premier kit Yolo Pro, qui se veut l’étendard de l’identité visuelle de la gamme. Un fier « chistole » imprimé dans une police improbable faisant elle aussi référence à une nouvelle génération de cycliste connectés, orne l’arrière du cuissard. Ce mot fétiche des actifs du PCR pris à l’univers du rugby fait référence à la course d’un lendemain de cuite, tout en impliquant que quel que soit son état de la veille, on roulera le lendemain matin. Pour Romain Monnot, un des fondateurs de la marque, c’est aussi de cet esprit que Yolo Pro se réclame : « Le Yolo Pro, à l’image du PCR, se veut fêtard mais à côté de ça, sérieux dans les sports et prêt à y aller quand il faut. »

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Romain Monnot devant le Steel Coffee Shop

La référence au monde du pignon fixe se retrouve elle dans le petit bonhomme triste sur les manches du jersey. À le voir, on se demande tout de suite si ce n’est pas là quelque erreur chez Dmtex, chez qui le YPCC fait faire ses kits. Il s’agit en fait d’une référence à la « belle époque » du fixe : « Le petit sad face est triste parce que on regrette un peu le côté fixie des débuts qui est un peu perdu maintenant. Il y a une nostalgie de l’effervescence du fixe des débuts. » commente Romain.

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Nostalgie du fixie du début, mais yolo avant tout

Pourquoi Yolo Pro? L’antithèse ne dérange pas Romain Monnot : « Yolo pro parce qu’on vient de cette génération qui fait du fixe et qui peu à peu professionnalisé par la route, le fixe et le gravel. » D’où le besoin de vêtements confortables dotés de motifs dans lesquels il se reconnaissent, à l’instar de Funeral Cycling, qui a été l’une de leur sources d’inspiration, selon Romain.

Si tout va bien et que se concrétise l’engouement escompté du public pour ces kits fluo avec lesquels on nous verra arriver de loin, les créateurs de Yolo Pro espèrent s’étendre aux brassières, jambières voire aux couvres-chaussures. En attendant, pour les entousiastes de la première heure, c’est par ici. Comme dit Romain: « À la base, yolo c’est internet, donc on vend sur internet. »