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Les Français au Red Hook Crit (3)

À l’occasion de la première édition du Red Hook Crit à Londres, Steel Magazine a convié des équipes et coureurs français à répondre à quelques questions sur leur week-end mouvementé et leur parcours.

Steel Magazine : Salut La Nuit Noire ! Vous participiez au Red Hook Crit de Londres le week-end dernier. Pouvez-vous nous dire quelles sont les qualités nécessaires pour participer à une telle course ?

La Nuit Noire : Participer est une chose, vouloir un minimum scorer en est une autre ! Le Red Hook Crit  est le genre de criteriums, en tant que participant, que tu ne peux pas prendre à la légère. Sans parler forcément de technique, il faut un minimum se faire confiance, et ne pas avoir peur d’aller au charbon. Le côté « team » prend tout son sens dans ce genre de course, tu dois pouvoir compter les uns sur les autres et vraiment travailler en équipe. Il ne faut pas non plus négliger la performance individuelle qui est pour ainsi dire étroitement liée avec l’aspet collectif. Cette harmonie entre individuel et collectif doit se travailler en amont de la compétition .

SM : Quel est l’entraînement à suivre pour préparer un RHC ?

LNN : De nombreux entraînements individuels sur des programmes de travail précis, voilà le secret ! On retrouve quelques pluridisciplinaires du vélo dans le team qui peuvent du coup apporter leur patte sur les programmes d’entraînements. Sans vélodrome dans la région, tout se déroule sur la route et les entraînements sont par conséquent moins productifs.

En ce qui concerne le pilier de la préparation justement, nous n’avons pas assez préparé le travail en équipe pour le Red Hook Crit… C’est aussi à ce moment là que tu peux vraiment voir l’écart entre les criteriums locaux et les grosses courses comme le RHC, la Rad Race et toutes les autres.

SM : Quels ont été pour chacun les temps forts de l’événement ?

Tifoun : Chacun d’entre nous a vraiment eu ses moments : des instants de montée en pression au moment de prendre la cours ; les instants passés avec le crew, les potes et les coureurs du Red Hook ; l’ambiance , la course en elle-même … De quoi pouvoir écrire un livre au final ! Pour faire simple je vais laisser Igor conter son temps fort.

Igor : Tout commence par l’attente sur la ligne de départ qui est simplement magique ! On est là avec sa team, le cardio s’emballe tout seul … Le meilleur moment est sans aucun doute le premier coup de pédale. On se répète que ça y est la course est lancée, qu’on est prêt à donner le maximum. Une fois lancé, on a la sensation que plus rien n’existe autour de nous, que seuls les coureurs et le parcours demeurent. On ne fait plus attention au public qui nous encourage au bord de la route. On reste très concentré sur la gestion physique et technique que nécessite le tracé , avec des changements de surfaces et des virages très serrés. Les courbes sont techniques et doivent être judicieusement négociées afin de perdre le moins de vitesse possible.

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SM : Comment s’est formée votre équipe ?

LNN : Au delà d’une équipe sportive, La Nuit Noire c’est avant tout un Karma ! C’est un peu le ciment de cette équipe, avec une affinité première autour du vélo notamment du pignon fixe et une volonté d’aller chercher l’aspect sportif de la discipline. Nous pouvons dire qu’un genre de sélection naturelle s’est opérée par affinité et par la détermination de chacun à vouloir se dépasser. Aujourd’hui c’est autour de trainings, de séances sportives, de rushs dans la ville et de barbecues sportifs que l’équipe sportive communie. L’aspect lifestyle prend également énormément d’importance dans tout ça avec une gamme « capsule » d’habillement mis en place mais qui ne demande qu’à être développée dans les mois à venir.

SM : Trouvez-vous qu’il y a un énorme écart de niveaux ?

LNN : Nous sommes tous d’accord sur une chose :  il y a des coureurs excellents dans des équipes semi-pro. Une fois de plus, tout est lié au travail en équipe. Avoir une bonne coordination entre les différents coureurs est primordiale car ces équipes sont surtout là pour jouer la gagne. La pression des sponsors est un autre enjeu et une motivation supplémentaire : on le ressent d’autant plus dans l’engagement des coureurs au moment de la main race.