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Les Français au Red Hook Crit (1)

À l’occasion de la première édition du Red Hook Crit à Londres, Steel Magazine a convié des équipes et coureurs français à répondre à quelques questions sur leur week-end mouvementé et leur parcours.

Steel Magazine : Salut Nicolas. Tu as passé ton week-end à Londres, à l’occasion du Red Hook Crit, auquel tu participais. Raconte-nous comment s’est organisé ton week-end !

Nicolas Oury : Je suis parti pour Londres jeudi matin, nous avions réservé un appartement AirBnB avec 3 autres Français et j’ai voyagé avec Franklyn (de Dijon) qui est venu à Londres pour faire les photos. Une fois arrivés à la gare de St Pancras, il a fallu remonter les vélos et se débrouiller dans la ville car le métro londonien était totalement arrêté à cause de grèves. Nous voilà donc bien chargés à traverser la ville, au milieu d’un trafic juste énorme, enfermés entre les bus rouges et la masse de voitures, un vrai carnage de rouler sans freins dans cette circulation ! Nous avons pu répéter rapidement sur le circuit la veille de la course et essayer différents braquets. J’avais la chance d’être dans le groupe de qualifications n°2, je savais que ça allait rouler très très vite mais que j’avais les capacités pour passer en finale. Les qualifications étaient ma plus grosse appréhension, avoir si peu de temps – seulement 20 minutes – ça ne donne pas trop le droit à l’erreur et c’est tellement aléatoire sur ce genre de circuit, avec les autres, les virages…

SM : As-tu été témoin de beaucoup d’accidents ? Il me semble que tu as toi-même subi une chute ?

NO : Il y a eu de nombreuses chutes dans les groupes de qualifications avant moi. J’ai moi-même chuté lors de mes qualifs, un coureur qui ne faisait pas son tour était à l’intérieur du deuxième virage, celui devant moi a dû ralentir et faire un mini écart, donc je suis sorti de sa roue et j’ai quitté ma trajectoire, j’ai pris une barrière et le peloton m’est passé dessus juste derrière. Malgré ça j’avais un tour avec un temps correct qui m’a permis de me qualifier quand même (82ème donc derrière). La plupart des chutes se sont produites dans ce deuxième virage.

Nicolas Oury Chute

SM : Quel rôle joue l’équipe pour ce genre d’événements ?

NO : Pour Londres, je ne faisais pas vraiment partie de l’équipe [Disorderly Habits], on y était tous entre amis et Français, ils ont su me remotiver après ma chute et lors de la course. Ça faisait du bien d’être soutenu !

SM : Que disent tes proches lorsqu’ils apprennent que tu participes à une course de cette ampleur, de cette intensité ?

NO : Mes proches sont souvent surpris que j’aille à Londres ou que je me déplace si loin pour une course. Ils ont du mal à comprendre tout l’engouement autour des Red Hook, parce que pour eux faire tout le déplacement pour « tenter » de faire 30km de vélo, c’est un peu idiot ! Ma mère n’aime vraiment pas les Red Hook, j’avais déjà chuté à Barcelone l’an dernier lors de la Last Chance. Autant dire que ma chute à Londres n’a pas vraiment arrangé les choses !

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SM : Participes-tu à d’autres courses que les crits ? Des courses sur route, sur VTT ?

NO : Cette saison, j’ai fait surtout de la route, une dizaine de courses avec souvent des bonnes places. J’aimerais une victoire avant la fin de saison, je m’en sens désormais capable. J’ai beaucoup appris grâce à mon club, mon entraîneur et aux copains qui ont plus d’expérience, il faut juste courir intelligemment, les jambes sont là ! J’ai aussi participé à un mini-criterium en pignon fixe à Nantes (Run for Theee organisé par le N-peloton) que j’ai gagné, c’était super fun ! J’aime beaucoup rouler avec le groupe de fixes nantais, qui allie ambiance chaleureuse et très bon niveau !