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Oakley Jawbreaker – Test

Quoi de mieux pour tester un nouveau modèle de lunettes que le parcours d’une course emblématique, avec des conditions climatiques changeantes qui font alterner éblouissement et manque de luminosité, agrémentées d’ondées et d’éclaboussures en tous genres ? Un vrai challenge, ce Paris-Roubaix, avec des tronçons qui en feraient pâlir plus d’un et même abandonner certains… Sur les pavés, autant s’accrocher. Et gare à celui qui est mal équipé ou mal chaussé. Ce jour-là, une bonne paire de lunettes faisait décidément partie de l’équipement requis.

Charles, la trentaine, coursier parisien, accompagné de Sven et Matthieu – tous les trois ambassadeurs Oakley à Paris – ont testé les lunettes les plus en vue du moment sous l’œil du vidéaste Cédric Dubourg. Sous l’œil de la caméra Red Dragon positionnée à l’arrière d’une voiture ou d’une moto (épique), les pavés s’en sont donnés à cœur joie avec nos riders. Sachant que la vitesse réduit considérablement les impacts, un coureur pro parcourt ces tronçons pavés à la vitesse de 45 km/h, les pneus gonflés à bloc. Nous demandons donc à nos trois compères d’en faire autant. Mais vu le nombre élevé de participants, la vitesse de nos trois coureurs n’atteint pas des sommets et les secousses se font sentir : c’est là que ça devient intéressant pour nous. Avec les ondes de choc, on se dit que les lunettes ne tiendront jamais. À tort. Les Oakley Jawbreaker ne bougent pas, ne glissent pas, et nos trois coureurs ne passent pas inaperçus avec ce modèle dernier cri.

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Charles est déjà un habitué du Steel Coffeeshop. Nous le recevons pour recueillir son avis sur les lunettes depuis qu’il roule avec quotidiennement. Ce dernier arrive avec ses Jawbreaker sur le nez – le modèle jaune fluo distribué aux athlètes de haut niveau et aux ambassadeurs. On enclenche le dictaphone, les lunettes posées sur la table.

 

Tu as testé les Jawbreaker sur les pavés, avec les secousses que ça implique : quel est ton ressenti ?

Malgré les surfaces chaotiques du Paris-Roubaix, les Jawbreaker n’ont pas bougé et sont restées bien en place. En revanche, mes mitaines et ma guidoline étaient usées et je n’ai plus senti mes doigts pendant une semaine. Pour en revenir aux lunettes, le fit est réussi, elles s’adaptent bien à ton visage et quand tu baisses la tête, elles ne glissent pas. Je sais que Sven les trouve aussi super confortables, alors qu’il n’a pas du tout la même morphologie que moi. Les branches réglables vont aussi dans ce sens : une fois que tu as trouvé le bon ajustement, les Jawbreaker se font oublier.

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Avant, tu portais les Eyeshade. Quelles différences avec les Jawbreaker ? Qu’en est-il du confort sur une journée de ride ?

J’aime beaucoup le design de la Eyeshade qui a un champ de vision très large, une caractéristique que l’on retrouve sur la Jawbreaker. Cependant, ces deux modèles sont difficilement comparables : entre l’époque de Greg Lemond, premier cycliste à les avoir portées lors du Tour de France et Mark Cavendish qui a travaillé sur la Jawbreaker, il y a une évolution naturelle. Si je devais me prononcer, je dirais que la Jawbreaker est plus équilibrée, et que son fit est plus travaillé.

Depuis le Paris-Roubaix, je les porte presque tous les jours et j’ai l’impression de ne pas avoir de lunettes, ce qui supprime la gêne d’une monture qui glisse ou qui est un peu lourde. C’est cool et reposant. En ce moment, c’est surtout contre le pollen qu’elles me rendent service. Ça peut paraître dérisoire mais c’est important d’avoir les yeux protégés quand tu passes la journée dehors. Pour ce qui est de la visibilité, même avec une casquette, la monture est quasiment absente du champ de vision. Sur une journée de travail ou une sortie à la journée, c’est un vrai plus.

 

Oakley a aussi parlé des verres Prizm : la visibilité est-elle vraiment meilleure ? Qu’en est-il de la robustesse ?

Il suffit de les passer pour comprendre (ndlr : ce que je fais). On voit toute de suite que le verre est de bonne facture. La vision est nette et les contrastes sont perçus de manière très fine. Quant au lien entre le verre des Jawbreaker et la perception des changements de terrain, je n’y ai pas prêté particulièrement attention parce que ça devient une habitude pour les coursiers et la luminosité n’était pas bonne ce jour là, mais je pense qu’un cycliste lambda verra la différence. Pour ce qui est de la solidité, je ne suis pas vraiment précautionneux mais maintenant que tu en parles je ne vois aucune rayure sur l’écran !

 

Tu as bien quelques améliorations à suggérer ?

Pour être franc, on sent qu’ils ont travaillé dessus. Je n’ai entendu que des retours positifs. Il faudrait juste penser à ceux qui portent des lunettes de vue pour qu’ils puissent adapter leurs verres en fonction, et ça sera un sans faute !

 

Très ingénieux et souvent bien dissimulé, as-tu remarqué le Switch permettant le changement de verre et la longueur de la barrette ?

Ouais, c’est assez cool. Faut connaître, mais c’est marrant, ça s’ouvre comme une mâchoire de requin ! Et les cercles visibles sur les côtés servent de cornière pour l’ouverture.

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Crédits photos : Emmanuel Bernard et Cedric Dubourg