FSTE 100 london

Le FTSE 100 milite pour le vélotaff

Plusieurs entreprises du FTSE 100 (l’équivalent de notre CAC 40) ont envoyé une lettre à David Cameron pour l’exhorter d’augmenter la pratique du vélo urbain, en particulier pour se rendre au travail. Derrière cette requête politique et écologique, c’est aussi le bien-être de leurs employés qui est visé.

Pendant des années, le militantisme en faveur d’une mobilité respectueuse de l’environnement était l’apanage des associations et activistes concernés par l’écologie. Désormais des géants de l’industrie pharmaceutique comme GSK, ou des télécoms, tels qu’Orange, se mobilisent pour encourager cette pratique. Un lobbying loin d’être désintéressé puisque c’est la qualité de vie des capitales dans lesquelles évoluent leurs employés qui est en jeu.

En substance, cette requête initiée par la British Cycling demande l’augmentation des trajets urbains effectués en vélo, avec pour objectif un passage de 1 à 2 % des trajets quotidiens à 10% en 2025. Autre point clef, l’augmentation du budget consacré à l’aménagement des infrastructures cyclables, une orientation qui irait de paire avec grossissement de l’enveloppe du ministère concerné.

David Morley, associé principal du cabinet d’avocats Allen & Overy, l’un des principaux signataire de la missive, a déclaré au Guardian que près d’un tiers des 1500 employés du bureau londonien se déplacent en vélo. «Nous pensons que c’est bon pour une entreprise que ses employés viennent au travail en vélo, c’est bon pour leur santé, c’est bon pour leur motivation, leur productivité, mais aussi pour leurs perspectives, et leur l’environnement de travail. Il y a beaucoup de bonnes raisons. » Une demande qui intègre conjointement des intérêts économiques et sociétaux, et qui nous fait dire que parfois, le lobbying va dans le bon sens.