EDREM

Edrem c’est un side project, un truc pour se faire plaisir inspiré par la pratique du dessin des non-initiés comme les graffitis que l’on trouve dans les abribus, les toilettes, les bancs publics… « 

La puissance de ces dessins ainsi que leur justesse nous fascinent, je crois même que ça nous rend jaloux. Ils évoquent toujours plus ou moins les mêmes thèmes (l’amour, la drogue, la révolte…) et sont souvent fait avec un minimum de moyen comme du marker pourri. Tout cela est vraiment très proche de notre vision du dessin tel un flash, un instantané qui arrive à te raconter une histoire avec peu de choses.” explique Sebastien Paquereau l’un des membres de ce trio d’illustrateurs composé également de Steven Burke et de David “Zaz” Zazurca.

Tout commence sans ambition. Juste des petits dessins à main levé que s’échangeaient Steven et Sébastien. Puis, rapidement, un trio se forme avec l’arrivée de Zaz. Le style est simple, voir naïf, l’effet “fax” est voulu, la seule consigne est de faire un one shot en noir et blanc.
“On a commencé à se faire vraiment plaisir lorsque l’on a assumé faire des choses vraiment « pourraves » et les aimer sans trop savoir pourquoi.”

Suite logique de leur succès en devenir, révélé notamment par le nombre de visites croissant sur leur blog, le magazine Vice les contacte (via Maciek Pozoga et Mathieu Berenholc qui nous a quitté depuis). “On a dessiné une de leur couverture et fait des expos avec eux. Par la suite, nous avons eu l’occasion de collaborer avec des marques telles que Marc Jacobs, April 77 et KK outlets. C’était vraiment cool à faire, mais cela nous a pas mal éloigné de ce qu’on voulait au départ, c’est à dire rien. Résultat, on a un peu délaissé « le projet » pendant un certain temps. C’était devenu moins marrant, moins personnel. Puis l’envie de s’exprimer est revenue, mais cette fois sur des supports différents et de plus grande dimension. Aujourd’hui, on peint sur des assemblages de plaques en tôle et en bois. On en fait à la chaine et on retrouve ce plaisir qu’on avait de dessiner entre nous tranquillement en buvant des verres. De plus l’idée de la quantité nous plaît beaucoup, c’est quelque chose qui nous échappe complétement…Hey les gars je crois qu’on devrait faire une expo! »