NAHBS 2011

NAHBS 2011 – Austin USA

Don Walker, fier fondateur et organisateur du North American Handmade Bicycle Show, vous présente à travers ces quelques questions, sa passion pour le vélo « fait-main ».

Steel : Quand tout a-t-il commencé ? D’où vient cette passion des cadres faits main ?

Le NAHBS a commencé comme un rassemblement d’artisans soucieux d’aider et d’enseigner aux nouveaux constructeurs, de leur éviter de faire les erreurs qu’eux-mêmes avaient déjà faites. De l’autre côté, il s’agissait d’éduquer un peu le public… Lui dire que, oui, la construction artisanale est bel et bien en vie et qu’elle va bien.
Je suis un homme de passions. Si j’avais aimé fabriquer des bougies, j’y aurais mis la même passion que pour les vélos. Je suis tombé amoureux du monde du vélo très jeune et c’est, depuis toujours, une partie importante de ma vie. J’ai couru, sur route et sur piste. Depuis que je suis un peu plus âgé, je ressens le besoin de transmettre… Précisément cet art de construire des vélos avec lesquels j’ai aimé courir.

Depuis 2005, de plus en plus de constructeurs américains semblent impliqués. Qu’en est-il des fabricants d’autres pays ?

Depuis les début du NAHBS, nous avons une forte représentation nord-américaine (Etats-Unis et Canada). Quelques fabricants d’autres pays, les Anglais de Longstaff, les Italiens Dario Pegoretti, Zullo ont signé la dimension internationale du salon. Aujourd’hui, Français, Japonais, Australiens, Danois, Britanniques font régulièrement le voyage. Tous les fabricants sont les bienvenus sur le salon, pourvu qu’ils répondent à nos critères.

Grâce à vous, le travail de nombreux constructeurs est reconnu et ils peuvent vivre de leur passion. Comment vivez-vous cela ?
Je dors très bien la nuit… en sachant que j’ai aidé notre secteur à se développer au sein de l’industrie du cycle. Je suis très fier d’avoir rendu possible cette croissance, mais, en fait, ce sont les fabricants qui ont soutenu mes efforts. Il s’agit d’une relation constructive… et amicale.

Votre salon n’est pas seulement une exposition de cadres et de vélos. Les fabricants ne sont pas de simples constructeurs. Chacun apporte sa touche, sa créativité. Chacun vient au NAHBS avec sa spécialité, ses outils, ses accessoires… Que peut voir le visiteur, chez vous, qu’il ne verra pas ailleurs ?

Pour passer la porte de notre salon, un vélo doit être le meilleur du monde, selon mes critères. Cela, chaque visiteur le sait et ça lui plaît. Le salon est la plus grande concentration de fabricants de cadres. Ce sont eux que nous mettons en lumière, pas seulement les vélos. De leur côté, les fabricants d’accessoires montrent chez nous leurs derniers produits. Chaque visiteur peut discuter avec qui il veut. L’ingéniosité est le maître-mot du NAHBS.

 


Un petit nombre de designers est présent cette année. Pouvez-vous nous en dire plus sur eux ?

Nous avons lancé un programme pilote qui vise à admettre 5 designers sur le salon. L’idée est simple : les designers sollicitent un fabricant présent sur le salon pour construire un cadre qu’ils designeront ensuite. Ça permet à un fabricant de travailler… C’est profitable aux deux parties.

Quelle est la différence entre un fabricant et un designer ?

Un fabricant est quelqu’un qui fabrique un cadre de ses mains. Un designer est quelqu’un qui dessine un vélo et qui a à sa disposition un constructeur pour le réaliser.

Nos lecteurs, passionnés de vélos, ne pourront peut-être pas faire le voyage outre-Atlantique. Que vont-ils rater cette année ?

Ils ne vont pas seulement rater la plus belle collection de vélos faits main du monde… Ils vont rater le meilleur NAHBS… celui qu’il ne fallait pas rater !

SCOOP ! Trois des vélos gagnant de ce NAHBS 2011 ont été fabriqués à base de tube KVA MS². De fabrication américaine, dont les tubes MS² (Martensitic Stainless) sont issus d’un aliage d’acier inoxydable de premiers choix, utilisant un profilage, une soudure et une technologie de traitement thermique de précision des plus modernes, pour produire des vélos sur mesure.

Propos recueillis par Marc Sich
Photos : Mark Dawson Studio

Publié dans STEEL 01